La Maîtrise
de la cathédrale Notre-Dame de Chartres
La Maîtrise aujourd’hui...
« La Maîtrise a pour but l’animation musicale des liturgies à la cathédrale et ponctuellement dans d’autres églises ».
Père Dominique Aubert -recteur de la cathédrale, membre de droit-, Florence Lubin -présidente-, Nadine Berthelier -vice-présidente-, Christiane Launay -trésorière-, Jacques Besseville -secrétaire-, Emmanuelle Pol -membre du bureau-, Ségolène Courard -membre du bureau.
Le Maître de Chapelle est Philippe Frémont.
Une grande assiduité est demandée, ainsi qu'une présence lors des messes et spécialement lors des grands moments de l’année liturgique : Pâques, Noël, Pentecôte, la Dédicace…
Lorsque la Maîtrise assure une messe, une répétition supplémentaire a lieu les dimanches matins de 9h à 11h juste avant la messe.
La Maîtrise anime les offices environ une fois par mois, ainsi que les grandes fêtes liturgiques.
Il est aussi demandé aux parents de veiller à ce que les enfants portent des vêtements sobres et des chaussures de ville sombres.
Organisation
La Maîtrise est gérée par une association (loi 1901). Son bureau est actuellement composé de :Père Dominique Aubert -recteur de la cathédrale, membre de droit-, Florence Lubin -présidente-, Nadine Berthelier -vice-présidente-, Christiane Launay -trésorière-, Jacques Besseville -secrétaire-, Emmanuelle Pol -membre du bureau-, Ségolène Courard -membre du bureau.
Recrutement
Les enfants intéressés rejoignent la Maîtrise après une audition par le Maître de Chapelle. Une pratique musicale est fortement souhaitée.Une grande assiduité est demandée, ainsi qu'une présence lors des messes et spécialement lors des grands moments de l’année liturgique : Pâques, Noël, Pentecôte, la Dédicace…
Répétitions, et fréquence des messes assurées par la Maîtrise
Elles ont lieu tous les vendredis de 17h15 à 18h45, à la Maison Saint-Yves, en dehors des périodes de vacances scolaires.Répertoire
Il est fonction des messes et des souhaits des célébrants, mais s’attache à faire chanter aux enfants de belles œuvres du répertoire classique.Croix de la Maîtrise
Lors de la messe de Pentecôte, les jeunes maîtrisiens reçoivent une croix qui les accompagnera tout le temps de leur présence au sein de la Maîtrise.Activités supplémentaires
Un voyage de deux ou trois jours est organisé chaque fin d’année, qui mêle découverte culturelle et chant religieux.Vêtements
Les maîtrisiens portent une aube fournie par l’association. Cette aube reste au vestiaire de la Maîtrise mais il est demandé aux parents d’en faire l’entretien une ou deux fois par an.Il est aussi demandé aux parents de veiller à ce que les enfants portent des vêtements sobres et des chaussures de ville sombres.
Contact
Maîtrise de la Cathédrale Notre-Dame de Chartresretour
16 cloître-Notre-Dame
28000 Chartres
Un peu d'Histoire...
Notre connaissance de la Maîtrise ancienne de la cathédrale repose essentiellement sur l’ouvrage de l’abbé Clerval : « L’ancienne Maîtrise de Notre-Dame de Chartres du V° siècle à la Révolution », Paris, 1899.
Origines
De tout temps, on a recherché des voix harmonieuses pour chanter la gloire de Dieu et tout naturellement, des écoles se sont crées à proximité des églises pour enseigner le chant : ce sont les ancêtres des Maîtrises.
À Chartres, comme dans de nombreuses paroisses cathédrales, se crée dès saint Lubin (VI° siècle) une école cléricale de 72 jeunes enfants consacrés à Dieu par leurs parents ou choisis par les évêques pour leur vertu et leur talent. Ils y étudient les lettres mais y apprennent aussi à chanter les louanges de Dieu, participer aux cérémonies et étudier.
En 1127, la musique chartraine étant complexe, un groupe va se désolidariser de l’école épiscopale et s’adonner prioritairement au chant : la Maîtrise est née. Composée de 6 enfants à sa création, elle n’en comptera jamais plus de 12.
Organisation
Les enfants entrent à la Maîtrise vers 7 ans et en repartent vers 17 ans.
Un maître à l’origine, puis deux maîtres ensuite, s’occupent d’eux : un maître de grammaire qui perdra sa prépondérance à la fin du XV° siècle au profit du maître de musique. Le premier maître de musique est Jean de Santander ; le dernier avant la Révolution sera Pierre Desvignes.
Du XIV° au XVI° siècle, les petits maîtrisiens, qui doivent habiter ensemble, changent au moins 7 fois de lieu de résidence jusqu’à ce qu’en 1545, ne soit acquise une maison dans laquelle ils resteront jusqu’à la Révolution et qui existe encore, près de la porte de l’Officialité (donnant rue des Lisses).
La maison se compose de :
Les maîtrisiens, selon les époques, apprennent le chant, la composition et un instrument : l’orgue reste l’instrument principal, puis dès 1655 on introduit le serpent et le basson ; la contrebasse peine à s’imposer à la fin du XVII° siècle et le violon fait une apparition timide au XVIII° siècle.
Un maître à l’origine, puis deux maîtres ensuite, s’occupent d’eux : un maître de grammaire qui perdra sa prépondérance à la fin du XV° siècle au profit du maître de musique. Le premier maître de musique est Jean de Santander ; le dernier avant la Révolution sera Pierre Desvignes.
La maison se compose de :
- un dortoir transformé en cellules individuelles en 1773Les maîtres de musique sont recrutés avec soin par concours. Ils peuvent venir de très loin et sont parfois des compositeurs connus comme Nicolas Bernier (1664-1734).
- une cuisine
- une salle d’étude
- un cabinet
- une infirmerie
- une chambre pour le maître de musique
- quelques chambres pour la servante, les musiciens de passage, …
Les maîtrisiens, selon les époques, apprennent le chant, la composition et un instrument : l’orgue reste l’instrument principal, puis dès 1655 on introduit le serpent et le basson ; la contrebasse peine à s’imposer à la fin du XVII° siècle et le violon fait une apparition timide au XVIII° siècle.
Le costume des maîtrisiens
Le costume religieux des jeunes maîtrisiens, qui sont rasés à toutes les grandes fêtes, se compose de :
- une soutane
- par-dessus, une aube (c’est la raison pour laquelle ils sont dits « enfants d’aubes » dans certains textes) qui, en 1572 remplace le surplis
- une ceinture pour resserrer l’aube à la taille
- dès le XVI° siècle, un camail lorsqu’il fait froid
- un petit chapeau rond (capelli) puis carré (birreta)
- une soutane
- par-dessus, une aube (c’est la raison pour laquelle ils sont dits « enfants d’aubes » dans certains textes) qui, en 1572 remplace le surplis
- une ceinture pour resserrer l’aube à la taille
- dès le XVI° siècle, un camail lorsqu’il fait froid
- un petit chapeau rond (capelli) puis carré (birreta)
L'emploi du temps des maîtrisiens
La journée des maîtrisiens commence à 4h. Les enfants assurent le service liturgique du jour, installés dans le chœur de la cathédrale :
Les moments d’étude des maîtrisiens s’intercalent entre les différents moments consacrés à la liturgie : le matin plutôt le latin, le martyrologe et la catéchèse ; le soir surtout la musique. Leur emploi du temps leur laisse toutefois quelques loisirs qu’ils occupent en jouant aux quilles, aux boules ou au jeu de paume. Un beau jardin est mis à leur disposition et chaque jeudi, ils font une sortie en ville, à moins qu’une cérémonie liturgique ne requière leur présence.
- mâtinesÀ ces services il convient d’ajouter des cérémonies spécifiques à des fêtes ou des moments particuliers.
- laudes
- prime
- la messe de Beata
- la messe d’Obit
- la messe capitulaire
- sexte
- nones
- vêpres
- complies
Les moments d’étude des maîtrisiens s’intercalent entre les différents moments consacrés à la liturgie : le matin plutôt le latin, le martyrologe et la catéchèse ; le soir surtout la musique. Leur emploi du temps leur laisse toutefois quelques loisirs qu’ils occupent en jouant aux quilles, aux boules ou au jeu de paume. Un beau jardin est mis à leur disposition et chaque jeudi, ils font une sortie en ville, à moins qu’une cérémonie liturgique ne requière leur présence.
Mort de la Maîtrise
La Révolution supprime le Chapitre cathédral le 25 décembre 1790.
Le 8 janvier 1793, la municipalité met en regard les dépenses et les recettes de la Maîtrise, et devant le déficit annoncé, décrète sa suppression dans les conditions de prise en charge antérieures. Le logement du maître de musique est vendu, ainsi que le linge et les malles de la maison de la Maîtrise.
Le 15 novembre 1793, la cathédrale devient le Temple de la Raison et la Maîtrise n’a plus lieu d’exister.
Le 8 janvier 1793, la municipalité met en regard les dépenses et les recettes de la Maîtrise, et devant le déficit annoncé, décrète sa suppression dans les conditions de prise en charge antérieures. Le logement du maître de musique est vendu, ainsi que le linge et les malles de la maison de la Maîtrise.
Le 15 novembre 1793, la cathédrale devient le Temple de la Raison et la Maîtrise n’a plus lieu d’exister.
Renaissances
Le Concordat de 1801 (26 messidor an IX) spécifie dans son article 1 : que « la religion catholique, apostolique et romaine sera librement exercée en France ». La Maîtrise renaît alors... pour disparaître à nouveau en 1969 sous l’épiscopat de Monseigneur Michon.
Mais le Père Hercouët, recteur de la cathédrale, la rétablit avec succès en 1980.
Le Maître de chapelle est actuellement Philippe Frémont. retour
Mais le Père Hercouët, recteur de la cathédrale, la rétablit avec succès en 1980.
Le Maître de chapelle est actuellement Philippe Frémont. retour
Quelques anecdotes...
Ces anecdotes sont extraites
de l'ouvrage "L’ancienne Maîtrise de Notre-Dame de Chartres du V° siècle à la Révolution" par l’abbé Clerval, Paris, 1899.
- "En 1581, il (le Chapitre) utilisa le grand voile du Jeudi saint, qui se tendait devant le sanctuaire, pour couvrir l’orgue et faire du linge aux enfants"...retour
- "Le dortoir fut complété en 1595. On y mit deux lits, l’un garni de chenil… l’autre, garni de traversin… on fit changer les plumes, raccourcir les taies. Il fut reblanchi en 1669. Hélas ! Il était plein de punaises"...
- "En 1652, on trouva qu’un enfant de chœur avait une maîtresse ; il lui écrivait des lettres, dont plusieurs furent interceptées et il sortait la nuit en perruque"...
- "Jean Roger (enfant de chœur) mourut en odeur de sainteté le 23 août 1653. Sa tête fut bientôt exhumée… et gardée comme une relique. On la fixa sur un piédestal armé d’un crochet permettant de le suspendre à une muraille… Cette tête fut portée pendant la Révolution à Angers par un prêtre de Chartres : elle tomba en la possession d’un père capucin. Celui-ci la transmit à M. le chanoine Albin du Mans, et c’est grâce à la bienveillance de ce vénérable chanoine qu’elle est revenue à la Maîtrise de Chartres (1879), où elle est précieusement conservée dans une châsse vitrée"...
- "En 1485, deux enfants furent enlevés méchamment, sans doute, par des princes trop amis de la musique, et le Chapitre dut envoyer les chanoines… à leur recherche"...
- "La reine, Anne de Bretagne, passant par Chartres le 17 mai 1510, fut si ravie de la voix d’un petit enfant de la Maîtrise, qu’elle le demanda aux chanoines pour sa chapelle. En retour, elle leur fit présent d’une grosse cloche qui portait son nom en leur disant "Vous m’avez donné une petite voix, moi, je veux vous en donner une grosse". L’année suivante, le 20 mars, elle le renvoya avec une chape précieuse"...
Les photos du diaporama ci-dessous, proviennent du
fonds de la Médiathèque de Chartres
un chœur de jeunes chanteurs venant de l'Illinois...vendredi 28 juin à 20h30...concert le mercredi 29 mai 2013...














