Photographies anciennes et peintures de la cathédrale, depuis différents quartiers du vieux Chartres : KRUYSEN, UTRILLO, PETIT, GLEIZES, GASPARINI…

Trois points de vue, qui laissent voir autrement l’édifice – là où les artistes ont posé un instant leur chevalet.

Depuis le pont Bouju – Photographie avec rehauts de couleurs. Magasins de la belle époque et vieux métiers donnent à ce cliché un charme suranné – absolument délicieux.
Depuis le pont Bouju – Anton KRUYSEN : vue de la cathédrale de nuit. KRUYSEN, artiste néerlandais au caractère ombrageux, a longtemps vécu en basse ville de Chartres. Il a laissé un nombre important d’œuvres incluant la cathédrale, qui y joue uniformément le rôle d’arrière plan. Son travail est marqué par l’influence des fauves – VLAMINCK, SOUTINE – avec une palette contrastée et une touche puissamment énergique.
Depuis le pont Bouju – Maurice UTRILLO : plus avant dans la rue du bourg. UTRILLO est venu plusieurs fois à Chartres. Cette œuvre ne diffère pas des travaux qu’il a réalisés à Montmartre : on appréciera l’ambiance faussement naïve, ainsi que l’utilisation mesurée d’un trait noir/brun, qui lui sert à cerner les principaux volumes.
Depuis le pont Bouju – Jacques PETIT (né en 1925) a largement exposé en Provence. Avec ses effets de relief, ses aplats aux couleurs claires et ses formes géométriques, ce petit format (assez atypique dans l’œuvre de PETIT) pourrait évoquer Nicolas de STAËL.
Depuis le boulevard du maréchal FOCH – ancien fossé des remparts : photographie avec arbres – en hiver.
Depuis le boulevard du maréchal FOCH – ancien fossé des remparts : Anton KRUYSEN – vue de la cathédrale au travers de la végétation. On pourra observer l’étrange ‘colorisation’ de la rose sud.
Au-dessus des toits, du côté de la vallée – Photographie (vers 1910). D’importants travaux sont alors réalisés sur les tours latérales du chœur.
Au-dessus des toits, du côté de la vallée – Anton KRUYSEN : vue de la cathédrale. Les formes étirées accentuent le caractère effrayant de cette autre vision nocturne.
Au-dessus des toits, du côté de la vallée – Albert GLEIZES : il est l’un des premiers peintres cubistes – sinon le premier, puisque son ‘Abbaye de Créteil’ (1906) précède de peu les ‘Demoiselles d’Avignon’ de PICASSO (1907). Attaché tout à la fois à déconstruire le sujet et à en extraire quelques éléments distinctifs et ressemblants, il s’éloigne progressivement de certains confrères – Fernand LÉGER, André LHOTE. Dans le même temps – à la façon de Jacques VILLON – il poursuit son utilisation du monochrome et sa réflexion sur les phénomènes de rotation/translation. Cette œuvre, peu connue, est l’une des contributions les plus intéressantes à l’ ‘image ressentie’ de la cathédrale.
Au-dessus des toits, du côté de la vallée – Itala GASPARINI : elle est une artiste italienne d’aujourd’hui, qui s’inscrit dans le courant ‘futuriste’. L’insistance sur les droites, ainsi que leur aspect acéré et dynamique sont assez révélateurs de ses influences.
Au-dessus des toits, du côté de la vallée – Anonyme. Le même point de vue a servi à de nombreux peintres amateurs, dont certains visent au réalisme et d’autres – comme ce travail de camaïeu bleu – approchent l’abstraction.