De nombreux timbres ont été édités sur la cathédrale – aussi bien en France qu’à l’étranger. En voici une brève sélection…

Belle série diffusée par les îles St Christopher, Nevies et Anguilla. Cet état associé à la couronne britannique, situé dans les Antilles, a accédé à l’indépendance en 1983, Anguilla faisant sécession des deux premières îles pour rester sous la tutelle de Londres. Les quatre timbres figurent : La Nativité (vitrail central de la façade occidentale – XIIème siècle), le départ des rois mages (idem), Notre-Dame de la belle verrière (XIIème siècle), le centre de la rose nord avec une Vierge à l’Enfant (XIIIème siècle).
Dessin des tours de la cathédrale, sur un timbre français. La comparaison entre les deux flèches – l’une sobre et romane, l’autre ornée et flamboyante, s’est fait une place de choix dans la littérature et l’art français (Hugo, Huysmans, Rodin…). Elle fait ainsi une entrée dans le monde des timbres.
La façade ouest de la cathédrale, sur un timbre ‘SNCF’. La vue la plus courante, très largement éditée aussi en carte postale.
Le transept sud de la cathédrale, sur un timbre édité peu après la seconde guerre mondiale. Vue depuis le triforium du transept nord.
Timbre émis le 12 juin 1950 pour célébrer le cinquantenaire de la création par Charles Péguy des  » Cahiers de la quinzaine « .  Dessin et gravure de Pierre Gandon, avec en fond la silhouette de la cathédrale à l’horizon de Beauce.
Les fourreurs, donateurs du vitrail de saint Jacques (déambulatoire nord). 1963. Observons que les acteurs ‘publics’ français (éducation nationale ou caisse nationale des monuments historiques) ont utilisé – pendant plusieurs décennies – les différents panneaux des ‘métiers’. Ils avaient l’avantage de décrire la vie économique du Moyen Âge… tout en s’éloignant de l’expression religieuse, qui représente néanmoins 90% de la superficie des verrières. Laïcité oblige ?
C’est à nouveau le vitrail de saint Jacques (les panneaux narratifs suivant immédiatement celui des fourreurs) qui est choisi par la poste en 2009. Faut-il y voir une volonté de ‘continuité’ ?
Dans le même esprit que son homologue française, la poste monégasque a créé un timbre hommage à Péguy. La silhouette de la cathédrale, à l’horizon de Beauce, a été remplacée par une vue de la façade. Quant au portrait de Péguy, il est représenté barbu, tel qu’on le voit sur plusieurs photographies des années 1900.
Les cachets sont parfois chartrains, ainsi pour communiquer sur le festival international d’orgues.
Émission ‘premier jour’ du timbre ‘fourreurs’.