St Pierre

Église Saint-Pierre

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Informations pratiques

HORAIRES D’OUVERTURE

L’église Saint-Pierre vous accueille du lundi au dimanche : de 9h00 à 18h00 l’hiver, et jusqu’à 20h00 en été.

Contact : accueil paroissial au 16 cloître Notre-Dame, 02 37 21 59 08, du lundi au samedi de 9h30 à 12h00 et de 14h00 à 17h00.

HORAIRES DES MESSES

  • Le dimanche à 10h30 toute l’année

 

Notre communauté…

Vous ne viendrez plus par hasard à Saint-Pierre !

Dans cet écrin de pierre, depuis le XIe siècle, des chrétiens viennent chaque dimanche prier et confier leur vie, leurs joies, leurs peines. Notre communauté, Saint-Pierre, Saint-Gilduin (dont les reliques sont exposées dans la chapelle Saint-Laurent), Marie et Jésus vous ouvrent les bras !

Nous sommes une ‘cent cinquantaine’ de paroissiens chaque dimanche à 10h30, à nous retrouver pour la messe puis un dimanche par mois pour un apéritif. 

À tout âge, chacun trouve sa place dans ces murs : les jeunes enfants sur un tapis au 1er rang, les filles et les garçons qui accueillent et aident le prêtre… les touristes et pèlerins, qui y trouvent un endroit frais pour s’assoir en silence – méditer et lire sur feuille l’histoire de l’église.

Une dizaine d’équipes de bénévoles apportent leur talent pour la beauté des liturgies et ainsi toucher les cœurs : le chant, l’orgue, les bougies, les fleurs, les heures d’adoration… Nous avons aussi organisé une entraide avec la maison de retraite du Foyer Gaujard, avec l’EPAHD de Saint-Brice ou de l’Hôtel Dieu et les tables ouvertes à la Visitation.

Pour mieux nous connaître, nous nous retrouvons pour des diners conviviaux. Notre année est rythmée par les fêtes : Noël avec sa magnifique crèche, son sapin et le concours des moutons dans la crèche ; la procession des Rameaux dans les rues, la préparation de Pâques avec un parcours gratitude, distribution des ‘Jalons’ pour se faire connaître et inviter à la réflexion.

 

Un peu d’Histoire…

église Saint-Pierre © A. Hébert

Ancienne abbatiale d’un monastère bénédictin, “Saint-Père en vallée”, édifiée entre le Xe et le XIIIe siècle, l’église Saint-Pierre, devenue paroisse en 1803, compte parmi les monuments les plus dignes d’intérêt.
Sans doute aurait-elle acquis une véritable notoriété touristique si elle ne vivait dans l’ombre de la cathédrale : ‘frégate légère dans le sillage d’un navire de haut bord’.

L’église Saint-Pierre est exceptionnelle à plus d’un titre. Une visite approfondie permet en effet de retracer, à l’intérieur d’un seul bâtiment, les principales étapes de l’architecture médiévale, sur une période d’environ trois cents ans. Cette histoire chaotique n’empêchant pas l’impression d’unité dégagée par l’édifice.

La partie la plus ancienne est la tour-porche, sans doute construite vers 980 – à peu près contemporaine de celle de Saint-Germain-des-Prés (Paris). Ses murs, faits de moellons calcaires, sont extraordinairement massifs, même si l’obturation de grandes fenêtres a postérieurement accentué le caractère fortifié de cette tour. On remarquera les voussures de la porte ouvrant côté nord, mêlant motifs ornementaux et animaux fantastiques, qui témoignent de la touchante naïveté des sculpteurs du Xe siècle.

Les parties inférieures du chœur, ainsi que le déambulatoire et les trois chapelles rayonnantes, ont été réalisées entre 1070 et 1130. De proportions très harmonieuses, cette architecture romane accuse son modèle anglo-normand (Durham, Caen, Saint-Georges de Boscherville). On y observera notamment une curieuse évolution des chapiteaux, depuis le prototype ‘cubique’ (grandes arcades du chœur), jusqu’aux spécimens ‘à godrons’ (rond-point du déambulatoire), précédant l’apparition du feuillage (chapelle axiale).

La nef est construite aux alentours de 1200, par des équipes qui œuvrent de façon conjointe au chantier de la cathédrale. Les deux côtés de la nef, dissymétriques, permettent de constater les progrès de l’architecture gothique : disparition des effets de masse (gauche) au profit des lignes de force (droite).

Le haut chœur, achevé vers 1250 et prenant appui sur les parties romanes, est d’une rare élégance, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur, où l’on aura soin de noter l’extrême finesse des arcs-boutants. Cette phase représente l’aboutissement d’une tendance irréversible à l’allègement des structures : tous les supports sont réduits à l’extrême, au point de laisser l’essentiel de la surface aux verrières.

Le mobilier de l’Église a disparu à la révolution, à l’exception des stalles. Une statue de la vierge, par Bridan (XVIIIe siècle) occupe la chapelle axiale, tandis que dans une chapelle latérale, sont visibles deux statues contemporaines des saints Fulbert et Gilduin – dont les reliques sont conservées dans un placard mural.
Là est aussi enterré Mgr HARSCOUËT, évêque de Chartres.

À la différence des baies inférieures, qui font actuellement l’objet d’une étude de l’architecte en charge de l’église, la quasi-totalité des vitraux appartenant aux fenêtres hautes (XIIIe-XIVe siècle) a été conservée. Leur exceptionnel état permet d’imaginer assez justement l’impression lumineuse à l’époque de la construction, où prévalait l’affectation monastique : de nombreuses lancettes sont ornées de grisailles, pour maintenir un éclairage suffisant à la lecture des offices.

Les vitraux les plus anciens sont ceux du chœur (v. 1280/1300). Les parties latérales sont consacrées aux prophètes, envisagés de façon indifférenciée. On notera d’ailleurs que le même carton a été employé pour plusieurs personnages.
Le rond-point met en valeur les apôtres et, dans la verrière centrale, les figurations que l’on souhaitait tout particulièrement valoriser, puisque directement liées à l’histoire de l’abbaye : le Christ en croix, la Vierge à l’Enfant, saint Louis et saint Gilduin.
Dans la nef, on trouve d’importants vitraux légendaires (v. 1320/1340), empruntant à la logique de la bande dessinée et consacrés à la vie des grands saints, dont saint Jean-Baptiste et saint Pierre. Deux d’entre eux reproduisent les épisodes majeurs de l’enfance et de la passion du Christ : Annonciation, Nativité, Adoration des mages, Rameaux, Cène. Une nouvelle étape a lieu dans l’histoire du vitrail : on y voit apparaitre une conception différente de l’espace scénique, plus réaliste, ainsi qu’une part importante laissée aux décors peints, avec l’utilisation du jaune d’argent.

église Saint-Pierre, Chartres © F. Delauney
église Saint-Pierre, Chartres © F. Delauney
église Saint-Pierre, Chartres © F. Delauney
église Saint-Pierre, Chartres © F. Delauney
église Saint-Pierre, Chartres © F. Delauney
église Saint-Pierre, Chartres © F. Delauney
église Saint-Pierre, Chartres © F. Delauney
église Saint-Pierre, Chartres © F. Delauney
église Saint-Pierre, Chartres © F. Delauney
église Saint-Pierre, Chartres © F. Delauney
église Saint-Pierre, Chartres © F. Delauney
église Saint-Pierre, Chartres © droits réservés
église Saint-Pierre, Chartres © droits réservés
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église Saint-Pierre, Chartres © A. Hébert
église Saint-Pierre, Chartres © A. Hébert
église Saint-Pierre, Chartres © A. Hébert
église Saint-Pierre, Chartres © A. Hébert
église Saint-Pierre, Chartres © A. Hébert
église Saint-Pierre, Chartres © A. Hébert
église Saint-Pierre, Chartres © L. Guelfi
église Saint-Pierre, Chartres © L. Guelfi
église Saint-Pierre, Chartres © droits réservés
église Saint-Pierre, Chartres © L. Guelfi
église Saint-Pierre, Chartres © L. Guelfi