Si on se limite au Christ en majesté, rien n’est aussi intéressant que de mettre en parallèle la figure de Chartres (à gauche), celle de la basilique de Vézelay (au centre) et celle de la cathédrale d’Autun (à droite)

Si on se limite au Christ en majesté, rien n’est aussi intéressant que de mettre en parallèle la figure de Chartres (à gauche), celle de la basilique de Vézelay (au centre) et celle de la cathédrale d’Autun (à droite).
Ce qui frappe, c’est l’amplification de la troisième dimension : les tympans de Bourgogne fonctionnaient encore 'à plat'. On voit bien ce que la position imposante doit au sculpteur d’Autun, tandis que les drapés serrés se ressentent de l’exemple fourni par Vézelay : le jeu des spirales s’y assagit, n’étant plus guère utilisé que dans le bras du Christ - bénissant.
Reste l’exemple fourni par trois sculpteurs surdoués, marquant d’autant de coups de théâtre la redécouverte des volumes - pour aboutir à une vision à la fois spiritualisée et humanisée de la personne divine.