Les observations du maître verrier Lorin

Est-ce à dire que la verrière aurait entièrement disparu ? Il faut maintenant se pencher sur les observations du maître verrier Lorin, partiellement consignées par l’érudit Yves Delaporte. En 1921, Lorin restaure deux verrières du XIII° siècle, situées immédiatement à gauche de l’emplacement qu’occupait 'saint Eustache' : 110a (saint Vincent) et 110b (saint Paul). Plusieurs panneaux étrangers y servent de remplissage, le long du bord inférieur. Lorin aura pour charge de les remplacer par des pastiches.
 
Le scénario se précise :
1594 - durant le sacre de Henri IV : À la cathédrale de Reims où ont lieu ordinairement les cérémonies, il est de coutume de faire démonter des panneaux pour avoir vue plongeante - depuis les galeries de circulation extérieures, à la base des vitraux, vers le choeur où se déroulent les fastes. À la cathédrale de Chartres, faute d’avoir anticipé, les badauds se chargent eux même du démontage. On imagine aisément le résultat…
1788 : Après avoir détruit huit verrières du XIII° siècle, les ouvriers utilisent les 'rebuts' pour combler les manques constatés dans les verrières voisines - et harmoniser ainsi les couleurs des fenêtres restantes, au mépris des scènes représentées.