Les moments clés - Février 2010 : depuis le triforium

Février 2010. Depuis le triforium. Des discussions passionnées ont lieu entre historiens d’art. Chartres invite à envisager différemment la cohérence de l’art gothique.
Comme si la théorie du 'gothique' défendue par les universitaires français trouvait à Chartres son application, mais dans des proportions et avec des conséquences inattendues.
Est ainsi questionné le rapport étroit entre verre et pierre, entre ouvertures 'décorporalisées' et ossatures 'linéarisées'.
Et si la superposition voulue des mondes spirituels (verre) et physiques (pierre) était au XIII° siècle plus qu’une interaction : une véritable osmose, où l’édifice entier devait être 'transfiguré' dans la clarté du jour ?
 
"L’architecture, loin de perdre en solennité, apparaît plus grandiose encore ; les vitraux ne manquent pas l’occasion de s’exprimer - bien au contraire - et communiquent aux colonnes, parois et voûtains leurs atmosphères colorées ; il n’est pas jusqu’au triforium qui n’y trouve une légèreté qu’on ne lui connaissait pas. Certes, au travers des impressions ressenties par vous tous, on comprend que la cathédrale ressort différente d’un tel retour aux sources : moins 'massive' et d’autant plus 'dynamique' ".