Le socle de la croix prend la forme d’un bulbe de bronze arrondi, pesant plus de cinq cents kilos si l’on y ajoute l’armature de fer qui le supporte

Le socle de la croix prend la forme d’un bulbe de bronze arrondi, pesant plus de cinq cents kilos si l’on y ajoute l’armature de fer qui le supporte.
Il a été posé le 8 août 1692, suite aux évènements survenus le 12 octobre 1690 : "un vent furieux en forme de tourbillon, que l’on appelle depuis un temps ouragan", selon les mots d’un témoin oculaire, fit dangereusement pencher la pointe du clocher, brisant plusieurs pierres. Sans doute l’échelle scellée à l’extérieur et l’arbre de croix empêchèrent-ils un effondrement. Les assises furent reprises sur près de sept mètres de haut : les pierres solidement emboîtées à queue d’aronde et garnies d’une armature de fer.
 
Sur le bulbe, le nom du fondeur, Ignace Gabois, une chemisette de Notre-Dame, armoirie du chapitre, et une longue inscription :
"Cette pyramide qui était jadis de bois couvert de plomb fut frappée par la foudre et totalement consumée par le feu en 1506 ; sous la surveillance du sous-chantre Vastin des Fugerays et par l’habileté de Jean de Beauce, elle fut en 1517 reconstruite toute de pierre sur une hauteur de 62 toises ; et elle demeura ferme jusqu’en l’année 1690. En cette année elle fut courbée et presque renversée par la violence des vents ; mais l’année suivante et presque le même jour, elle fut exhaussée et rétablie d’une manière plus solide par Claude Augé, lyonnais, d’après les ordres du Chapitre, Henri Goault étant doyen, sous la surveillance du chanoine Robert de Salornay, le clerc de l’œuvre Philippe Goupy ayant contribué pour mille livres. Elle porte aujourd’hui son sommet sacré jusque dans les nues ; fasse Dieu que ce soit pour longtemps".
 
Autour du bulbe, plusieurs serpents enlacés suggèrent la bête de l’apocalypse. La Vierge Marie, prenant l’enfant Jésus dans ses bras et le protégeant dans un repli de son voile, met vigoureusement le pied sur l’un d’eux.