Le Christ en croix - les trois curieux traits du front - un cas unique dans les vitraux de Chartres - paraissent tellement approximatifs et maladroits, qu’ils finissent par poser question

Le Christ en croix. Le visage est d’une infinie beauté, le peintre ayant fait usage de tout son savoir faire. La fluidité du dessin doit être soulignée, qui s’exprime avec une rare souplesse : ligne des paupières, limite du cou, profil du nez. Travaillant sur la seule crucifixion de la vitrerie XIII°, le peintre s’est hissé à la hauteur de l’enjeu - au rang d’une vraie mystique. Le Christ meurt pour tous les hommes.
 
Les trois curieux traits du front - un cas unique dans les vitraux de Chartres - paraissent tellement approximatifs et maladroits, qu’ils finissent par poser question. Sont-ils vraiment du même artiste ? Sont-ils mêmes opportuns ?
Sûrement, si l’on s’en tient au surplus de sens que ces quelques traits apportent à la crucifixion : la douleur, le dénuement, la tétanie du corps supplicié. Un tel détail, qui aurait pu apparaître, au premier abord, comme une négligence témoigne en définitive d’une quête artistique, autour de la notion du vrai : abandon de la routine, spontanéité du pinceau, émotion 'à fleur de peau'. Le résultat parle assez de lui-même et rend hommage au génie du peintre.
 
Le bonus 203 [détails des armements - vitrail de Charlemagne] avait mis en lumière quelques instants d’étourderie. Le bonus 205 [détail des cheveux - vitrail de la Rédemption] vous fait découvrir quelques instants de grâce.