La force (Paris/Chartres/Amiens) tient un écu un motif du lion

La force (Paris/Chartres/Amiens) tient un écu un motif du lion. Il est armé : casque, glaive, cotte de maille.
La lâcheté (ou la peur) donne lieu à l’une des scènes les plus amusantes. Un homme prend la fuite, lâchant son épée de surprise, après avoir entendu un bruit dans un arbuste. Entre les branches, prennent place un lièvre et une chouette (endommagés à Chartres - où l’on aperçoit néanmoins les pattes de l’animal).
Les scènes font probablement allusion à un fabliau du Moyen-Âge. Pareil comportement représente - avec humour - le sommet de la couardise : le lièvre, qui détale à la moindre approche, est appelé ‘couard’ dans le roman de renard. Les sculpteurs de Chartres font preuve de réalisme : le lâche porte un fourreau vide à la ceinture.
On pourrait caractériser les attitudes. Chartres semble tourner les talons ‘en douce’, tandis qu’Amiens bondit de frayeur.