La colonnette inversée...

La colonnette inversée est restée en place. Il est évident que l’on s’est aperçu rapidement de l’erreur, mais trop tard pour remettre les choses en place : comment prendre le risque de démonter le réseau complexe de la rose sur un pareil motif en assumant tous les coûts en surplus ?
Les maçons ont donc méchamment bûché la pierre, de telle façon à rendre méconnaissable aussi bien la base que le chapiteau : travail ‘expédié’ mais néanmoins assez convaincant puisqu’il est à peu près impossible depuis le sol de repérer le subterfuge. À cette distance, l’œil présume que cette colonnette certes un peu abîmée est identique à ses voisines.
Reste une question : qui a vraiment été au courant, du maître d’ouvrage, de l’‘architecte’ ou du conducteur de travaux ? En réalité, on se demande si les fautifs n’ont pas tenté incognito de récupérer leur erreur, en espérant que personne ne serait assez attentif. Jusqu’aux échafaudages du XXI° siècle…[voir hebdo n°120]