L’oriflamme de France

L’oriflamme de France.
Sans doute son heure la plus glorieuse est-elle celle de la bataille de Bouvines, en 1214 :
du fond de la plaine ensoleillée, apparaît dépliée la sainte oriflamme ; une force mystérieuse s’échappe de ses plis…”, raconte un chroniqueur. Une dernière fois, l’oriflamme est levée en 1465.
Une confusion est volontairement entretenue, dans le vocabulaire, entre l’enseigne du Vexin, uniformément rouge, et celle, plus ancienne de Charlemagne, qui avait la réputation d’être une flamme d’or (orie flambe dit ainsi la chanson de Roland). On comprend l’intérêt de se rattacher à ce ‘parrainage’ prestigieux.
 
On en trouve plusieurs descriptions, dont celle de Guillaume le Breton (premier quart du treizième siècle), qui insiste sur son caractère uni : “oriflamme est une bannière…de cendal (soie) roujoyant et simple, sans portraiture d’autre affaire”. Dans d’autres textes, postérieurs, on dit de l’oriflamme qu’elle finissait en trois fanons pointus, du côté opposé à la lance. Enfin, la chronique de Flandre signale qu’elle était entourée de houppes de soie verte.
 
En réalité, l’image de Chartres est la plus ancienne connue, qui correspond plutôt bien aux documents écrits - notamment de nombreuses houppes de soie (blanche) très apparentes depuis la restauration et qu’ont oubliées les diverses tentatives de reconstitution.