C’est peu de dire que la verrière des apôtres, qui occupe exactement l’axe de la cathédrale (ce qui est symboliquement réfléchi) témoigne d’un haut niveau artistique.
 
Tout y est parfait : la disposition des personnages, le choix des couleurs, la finesse du dessin. Les visages en particulier, méritent d’être regardés de près. Le dessinateur fait preuve d’un talent assez supérieur à la majorité de ses contemporains. Les yeux, les arcades sourcilières, la barbe : les détails sont maîtrisés, toujours plaisants à l’œil.
 
Malheureusement, les apôtres sont 'indifférenciés'. Le dessinateur, lorsqu’il montre l’ensemble des apôtres, ne cherche pas à saisir leur individualité mais au contraire à transcrire un certain 'effet de groupe'.
 
Deux apôtres échappent à cette règle, que l’on reconnait immédiatement. Pierre, aux franges bouclées. Jean, imberbe.