Quand on contemple les grands portails de Chartres, il faut constamment avoir à l’esprit que leurs statues étaient peintes, au XIII° siècle. Au travail collaboraient étroitement le théologien prescripteur, le sculpteur (on dit alors l’imagier) et le peintre.
 
Les couleurs étaient vives, utilisant une gamme sensiblement identique à celle des vitraux, à laquelle on peut ajouter l’usage de l’or - appliqué à la feuille - qui servait à rehausser les broderies des vêtements, les ustensiles les plus précieux ou les détails que l’on souhaitait - symboliquement - mettre en valeur.