Aux vêtements liturgiques, que les officiants revêtent pour les célébrations, a toujours été attachée une réelle valeur symbolique.
 
On peine parfois à comprendre qu’au Moyen-Âge, leur visibilité au cours de la messe les rendaient aussi précieux que l’édifice dans lequel on célébrait. Chaque détail relatif à l’habillement était scruté.
 
Les habits liturgiques, encore aujourd’hui, sont différents selon l’ordre reçu par le célébrant. Par ailleurs, leur couleur évolue en fonction du temps liturgique (carême, avent, dimanche, fêtes des martyrs ou des pasteurs…).
Quelques rares évolutions ont eu lieu depuis le Moyen-Âge, par exemple la forme de la chasuble. Surtout, le concile Vatican II, au XX° siècle s’est orienté vers une importante simplification.
 
À la différence des maîtres verriers, quand les sculpteurs de Chartres eurent l’occasion de représenter des évêques, ils firent preuve d’une exactitude étonnante, comme s’ils avaient des modèles sous les yeux. Au XIII° siècle, les évêques (ainsi que les archevêques et le pape) portaient tous les habits des ordres majeurs (sous-diacre, diacre, prêtre, évêque). C’est ainsi qu’on peut reconnaître ces différents habits sur le même personnage.