S’il est bien un détail qui passe souvent inaperçu dans un panneau de vitrail, c’est… le sol. Évidemment, tout le monde (aujourd’hui comme hier) regarde les différents personnages de la scène, ainsi que les bâtiments, les meubles ou - en extérieur - les arbres et les animaux. Pourtant, sous leurs pieds, c’est un véritable monde qui apparaît pour peu que l’on dispose de jumelles de qualité (ou de photographies de haute définition).
Les maîtres verriers, plus ou moins doués, ont chacun leur façon originale de représenter les herbes. C’est aussi une façon pratique de les reconnaître, ou de voir les influences exercées par les uns et les autres.
Le vitrail de sainte Marie Madeleine, peut-être l’un des plus anciens de l’ensemble réalisé pour la cathédrale gothique (v. 1200, v. 1230) invente plusieurs solutions graphiques que l’on retrouve dans d’autres verrières : saint Eustache, Charlemagne, Fils prodigue.