S’il est bien un détail qui passe souvent inaperçu dans un panneau de vitrail, c’est… le sol. Évidemment, tout le monde (aujourd’hui comme hier) regarde les différents personnages de la scène, ainsi que les bâtiments, les meubles ou - en extérieur - les arbres et les animaux. Pourtant, sous leurs pieds, c’est un véritable monde qui apparaît pour peu que l’on dispose de jumelles de qualité (ou de photographies de haute définition).
Les maîtres verriers, plus ou moins doués, ont chacun leur façon originale de représenter les herbes. C’est aussi une façon pratique de les reconnaître, ou de voir les influences exercées par les uns et les autres.
Les vitraux de saint Lubin et de saint Nicolas (très apparentés entre eux par leur style) représentent une première étape (sur les herbes comme sur d’autres choix graphique) dans la série des vitraux qui s’achèvent par le vitrail des apôtres ou celui de saint André.