Les colonnettes du portail royal (v. 1145/1155) possèdent une richesse décorative remarquable, qui illustre génialement la capacité créative de la dernière décennie de l’art roman. On y retrouve, comme dans les manuscrits enluminés de la même époque, plusieurs motifs puisés à des origines diverses (ruines gallo-romaines, vocabulaire celtique, apport germanique, influence byzantine) sans qu’on puisse exclure le génie propre des sculpteurs, qui innovent de façon permanente.
Encore aujourd’hui, les visiteurs qui prennent le temps de les détailler y repèrent des joyaux d’inventivité.
La base de (presque) toutes les colonnettes est l’enroulement d’une tige végétale. La préciosité du travail est parfois telle que le sculpteur se limite aux motifs végétaux.