La cathédrale restaurée - depuis les parties hautes.
 
Beaucoup de personnes demandent au personnel de la cathédrale : "et depuis les galeries supérieures, à quoi ressemble cette cathédrale lumineuse ?"
 
Évidemment, la luminosité et la polychromie de l’édifice changent notre regard : « La cathédrale du XIII° siècle, qui sera aussi celle du XXI° siècle, expose la présence de Dieu - ce qu’il y a dans la Foi d’explosif, de dynamique, de lumineux, d’évident. Tout chante la gloire de Dieu dans une unanimité joyeuse, qui se veut d’ailleurs démonstrative. Le mal n’a pas sa part dans cette citadelle du Vrai, avant goût de l’éternité et du ciel.
Sans doute l’architecture contribue-t-elle à cette transformation du regard. Les formes de la voûte, que l’on devinait à peine, sont à présent surlignées. Les pierres de taille sont aussi invisibles qu’avant, mais où l’on appréciait des volumes, on voit maintenant dessiné l’appareillage - suggérant la Jérusalem de l’Apocalypse - l’au-delà. La présence nécessaire de chaque bloc (chaque individu ?) est donc ressentie.
Les vitraux ont changé de statut. Où chacun semblait représenter à lui seul un appel vers la lumière, ils ont décidé, pour reprendre la savoureuse expression d’un historien - sportif, de ‘jouer collectif’.
 
Clichés effectués depuis les parties hautes - espaces strictement interdits aux visiteurs, pour raisons de sécurité. Certaines prises de vue ont été effectués depuis les échafaudages lors de réunions de chantier.