Restaurée dès 1987-1988 par l’atelier Gaudin, cette verrière est devenue encore davantage lisible avec la restauration de l’ensemble des vitraux de l’étage supérieur de la nef.
Sainte Marie l’Égyptienne serait née au V° siècle, en Égypte ou en Palestine, selon les sources. À l’âge de douze ans, elle arriva à Alexandrie, où elle vécut de ses charmes de nombreuses années durant. Mais elle vit un jour un bateau de pèlerins pour Jérusalem et décida de les suivre. Arrivée à destination, elle ne put entrer dans la Basilique de la Résurrection, car une force invisible lui empêchait le passage à chacune de ses tentatives. Alors, elle implora la Vierge, qui exauça ses prières, et lui intima de traverser le Jourdain pour y expier ses péchés passés.
Elle vécut quarante-sept ans dans le désert, seule, sans vêtement hormis sa longue chevelure, et sans nourriture excepté trois petits pains.
Un an avant sa mort, elle rencontra dans le désert le moine ermite Zosime, qui avait entendu parler d’elle. Ils échangèrent longuement et la sainte raconta son histoire. Lorsqu’il revint une deuxième fois la voir, Zosime découvrit le corps sans vie de sainte Marie l’Égyptienne et à côté d’elle une inscription tracée dans le sable. La sainte y demandait d’être ensevelie à l’endroit même de sa mort.