En 1872, le vitrail de Saint Paul, situé dans la chapelle axiale de la cathédrale et qui avait été fortement endommagé durant les épisodes révolutionnaires, a reçu 15 panneaux de ‘complément’. Il s’agit de pastiches, c'est-à-dire de scènes qui auraient pu vraisemblablement appartenir à l’ancien vitrail - le début de la vie de saint Paul, et qui sont traitées à la façon du reste du vitrail, comme l’aurait fait un maître verrier du XIII° siècle.
Comme l’aurait fait l’ancien maître verrier ? Toute la question est là. Outre le fait que les verres n’ont pas la même composition et ne présentent évidemment pas la même patine, on sent bien la différence subtile qui peut exister entre l’authentique et les panneaux ‘dans l’esprit’.
Si les maîtres verriers du XIX° siècle maîtrisent leur ‘Moyen-Âge’ sur le bout des doigts, en ayant assimilé à force de copier de nombreux procédés graphiques typiquement gothiques, ils n’en retrouvent jamais totalement la spontanéité. Les dessins, notamment ceux des visages et des drapés, sont (légèrement) trop travaillés, les tracés de la grisaille sont (un rien) trop systématiques, les mises en scène sont (à peine) trop figées…