L’évènement du jeudi 26 mars, était la pose de la dalle de verre due à Henri GUÉRIN, dans la chapelle Notre-Dame de Sous-Terre : 'Marie, porte du ciel'. Une présence forte de l’art contemporain qui s’intègre dans la crypte quasi-millénaire avec l’évidence des plus beaux élans de l’art sacré.
Henri GUÉRIN, décédé en 2009, parlait de cette dalle de verre jusqu’à ses derniers instants, faisant progressivement de son œuvre un accomplissement spirituel - image de son espérance personnelle de l’au-delà.
Henri GUÉRIN était fortement attaché à ce lieu singulier, plus particulièrement à partir du jour où lui a été montré ce triste mur d’obturation, comprenant la pleine confiance que lui accordaient les affectataires de la cathédrale et attestant dans ses attitudes qu’il en avait saisi le sens profond : ré-ouvrir…
Il nous y offre ainsi sa dernière œuvre, l’une des plus impressionnantes et plus significatives.
 
Quelques éléments historiques :
La chapelle Notre-Dame de Sous-Terre occupe le bras nord de la crypte. L’édification de la galerie date des années 1020-24, à l’initiative de l’évêque FULBERT.
 
La porte latérale, où a été réalisée l’œuvre d’Henri GUÉRIN, date du XIII° siècle. Le mur du XI° siècle ayant été abattu, une large ouverture - sous arc - est créée dans les massifs de soutènement de la cathédrale gothique, ‘entourant’ l’ancien édifice.
 
Au milieu du XVII° siècle, entre 1645 et 1654, la chapelle est réaménagée. Un autel baroque y est bâti. Quelques modifications localisées sont apportées aux voûtes, pour donner l’aspect de ‘grottes’, en accord avec la légende de la ‘Virgo Paritura’.
L’accès au sanctuaire, dit ‘Lieux Saints’ se fait alors latéralement, à l’aide de cette porte latérale.
L’accès depuis le parvis nord, entre le porche et la sacristie - reçoit un portail monumental.
 
Dans la deuxième partie du XIX° siècle, en 1855/57, Notre-Dame de Sous-Terre est redonnée au culte, après une longue interruption due aux événements politiques. Le nouveau décor, conçu par Paul DURAND, est typique du style romano-byzantin. La porte est condamnée. L’accès se fait désormais par l’extrémité de la galerie, ou, de façon plus ordinaire, par un couloir située sous le transept - encore utilisé de nos jours.
 
En 1975/76, l’architecte en chef des monuments historiques, M. FROIDEVAUX, débarrasse la chapelle de l’aménagement romano-byzantin. Il ne touche pas à cette porte, qui reste obturée.